LeaderAdvocacyLa prise de parole des dirigeants
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ArticlePar Patrice Hillaire

Doit on débuter par l’employee advocacy ou la leader advocacy ?

Doit on débuter par l'employee advocacy ou la leader advocacy ?

L’erreur classique en employee advocacy commence souvent par une bonne intention : donner la parole aux collaborateurs. On identifie des ambassadeurs, on prépare une charte, on organise une formation et on fournit quelques contenus à partager.

Puis un détail finit par fragiliser toute la démarche : les dirigeants restent silencieux.

Historiquement, beaucoup d’entreprises ont commencé par l’employee advocacy, souvent dans le prolongement des chartes encadrant les prises de parole sur les réseaux sociaux. La leader advocacy est arrivée ensuite, avec la montée en puissance des profils personnels et du besoin d’incarnation.

Cette chronologie mérite aujourd’hui d’être revue. Lorsqu’un dirigeant partage régulièrement ses convictions, explique les décisions et participe aux conversations, il donne un cadre très concret. Les collaborateurs comprennent les sujets qu’ils peuvent porter, la manière de les traiter et la liberté de ton qui leur est accordée.

Je recommande donc de commencer par les dirigeants, puis d’élargir progressivement la démarche aux membres du Comex, aux managers, aux experts et aux collaborateurs volontaires.

Cette séquence doit s’inscrire dans une stratégie 360, avec des voix complémentaires, des formats variés et des prises de parole cohérentes sur l’ensemble des canaux.

On demande plus facilement aux équipes de s’exprimer lorsque l’exemplarité est déjà visible.